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AGENDA FOLK

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jeudi 2 juin 2016

Trad à Massilly y était bien représenté

24 heures de bal folk non stop à Neuvic d’Ussel, Château le Mialaret
 12 groupes de musique traditionnelle.
28 et 29 mai 2016. Nous l’attendions ce week-end en Corrèze, enfin le voilà qui arrive !     Nous sommes 4 : Dédé, Chantal, Isabelle & Sylvie à nous retrouver au Patio Nature à Cluny, ce samedi matin à 10 h. Avant de partir, nous buvons un café nous allons en  avoir besoin : nous prenons la route pour les 24 heures de danses folk non stop à Neuvic d’Ussel en Corrèze….
Nous sommes tout près d’arriver à Neuvic et nous n’avons encore vu aucune indication sur les 24 h de bal folk. Un rendez-vous blues début juin, un concert de chorale et toujours rien sur le rendez-vous folk ! Nous sortons de Neuvic : rien, ce serait une plaisanterie ?                      Enfin 200 mètres avant d’arriver au domaine de Mialaret une pancarte : 24 h bal folk : Ouf !
Comme nous avons une petite d'heure d'avance, nous en profitons pour visiter les lieux proches de la salle: le château (qui va nous héberger), le village vacances avec plein de chalets, ... Cet endroit est vraiment immergé dans la nature et les lapins, mulets, chevaux paissent en toute tranquillité sans se soucier de notre présence.
Cette quiétude nous amène à une mini-sieste à même l'herbe  et près de l'enclos de Naf Naf et Nouf Nouf, non visibles car eux aussi occupés à la même (non)activité!



Il est alors temps de se diriger vers la salle de danse.

Au départ, nous sommes un peu déçus, moins de monde que nous l’imaginions et on teste le parquet [ un peu trop glissant au début car passé à l’huile de lin puis  qui d'heure en heure  devenait un peu plus "collant" rajoutant un peu plus de raideur dans les jambes, d'où la nécessité de pratiquer quelques étirements bienfaisants ] et on regarde les autres [ pas beaucoup de monde et beaucoup de couples formés pourra-t-on danser tous ensemble ? ]
Et la musique démarre et la magie opère !                                                                              Puis finalement une super ambiance, des gens extrêmement sympathiques, de notre jeunesse et une très belle variété de groupes et de danses. Et là on se dit qu’on a beaucoup de chance à Massilly  d’avoir des animateurs qui nous proposent une telle variété de danses lors des ateliers !  Ainsi à l’annonce de la danse on se lève et on rentre dans le groupe : fandango, carnaval de Lanz, maraîchine, branle de Noirmoutier, sept sauts…
Il est déjà 4 heures du matin, cela fait 12 heures que le bal a commencé et nous sommes à la moitié de notre objectif !
De 4 à 6 h : quasiment plus de danseurs : seulement 10 dont nous les 4 bourguignons (« et je suis fier, et je suis fier d’être bourguignon ! »). Pour faire un peu de monde sur la piste pour tous ces musiciens qui sont là eux à jouer pour nous, c’est un moment à part  !                      On a du mal à faire une pause trop peur de manquer un morceau intéressant ! Par chance de 6 h du mat jusqu’à 7 h : un groupe joue de la musique Cajun : ce n’est pas notre tasse de thé alors 3 d’entre nous vont s’asseoir pour boire le café tandis qu’une autre va s’allonger sur les chaises relativement dures de la salle pour faire une micro sieste d’un quart d’heure !
Notre « séquence émotion » à tous les quatre =  une chapelloise magnifique qui donné lieu à un moment magique : une sérénité, un calme, des regards, de la joie hors du commun des autres chapelloises dansées jusqu’à ce jour. Nous vous la ferons découvrir le 13 juin à la fin de l’atelier d’Amélie à Massilly !
Nous avons passé un bon nombre de chorégraphies : Vancouver, Aurore Sand, Vervier, le serpent, la tordue, grandes poteries en ligne à 4, double jeu, les cieux, Congo de Captieux et Roland Garros qui sera dansé prochainement dans la Loire du côté de St Etienne suite à notre « démo ».
D’après le bracelet connecté de Chantal : estimation 73 000 pas soit une équivalence d’environ 40 km parcourus. Sylvie a fait la connaissance de Naf Naf et Nouf Nouf assez discrets mais typiquement corrézien!
Pour terminer dimanche 16 h 30, exténués mais enchantés, nous nous dirigeons vers le Château de Mialaret avec la douche dans une tourelle qui nous attendait !!  La vie de château quoi !
Les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé que cette 12 ème édition fut un succès avec 200 à 250 participants et qu’ils prévoient la prochaine édition les 27 et 28 mai 2017, nous on a déjà bloqué la date !
Texte chorégraphié à 4 mains : Sylvie, Isabelle, Chantal, Dédé

mardi 31 mai 2016

Les grandes poteries, vous connaissez ?

Vous aimez danser la bourrée Les Grandes Poteries à 2 ou à 4 ?
Voici quelques mots sur l’histoire du festival des Grandes Poteries créé par Pierre Panis au hameau des Grandes Poteries sur la commune de Neuvy Deux Clochers dans le Cher.

« Après la guerre en 1945, Pierre Panis – récemment nommé instructeur spécialisé auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports – collecte chants, danses et costumes et tout ce qui relève des arts et de la culture populaire dans le haut Berry.
Il adresse par l’intermédiaire de la Fédération des Œuvres Laïques, des lettres aux instituteurs du Cher pour savoir si leurs élèves ont des grands-pères ou des grands-mères qui dansent la bourrée ou qui possèdent de vieux costumes.
Il reçoit un courrier d’un hameau de vingt-neuf habitants :
Les Grandes Poteries, commune de Neuvy Deux Clochers.

C’est le début d’une épopée extraordinaire !
Pierre Panis et quelques amis décident de venir dans ce village, cela se passait en 1947 ou 1948. Ils font une réunion dans l’un des trois cafés. Parmi les personnes qui sont présentes dans le café, il y a Fernand Pesard qui sait danser et qui dit « Vous êtes venus pour voir danser, et bien on va danser. » Ils quittent les bottes, les chaussures et se mettent à danser en chaussettes. La première année s’est passée comme cela.
Puis Pierre Panis a décidé d’y aller en vacances en été et le travail de collectage de musiques et de danses commence.
En 1951, Pierre Panis va en Ecosse pour son boulot, il rencontre un groupe folklorique écossais qui souhaite venir en France.
En 1954, le village des Grandes Poteries fête le 150ème anniversaire de la naissance de George Sand.
En 1958, Pierre Panis débute l’organisation de stages à l’intention des danseurs et des musiciens.

Le festival a duré de 1958 à 1962. Puis il y a eu une inspection, les conditions d’hébergement, d’hygiène, etc, n’étant pas remplies, le festival a dû quitter les Grandes Poteries et s’est installé en 1963 au Pont Chrétien. »
Extraits d’une interview de Nénette Panis, 
épouse de Pierre

Pour consulter la totalité de l’interview : http://www.chants-danses-berry.org/index.html
Pour visionner le film du festival des Grandes Poteries tourné en 1960 en format seize millimètres et d’une durée de 25 minutes, qui présente la vie quotidienne au hameau : un laboureur, le maréchal-ferrant, le coiffeur, la préparation du festival et quelques spectacles dont une troupe hongroise et des danseurs berrichons :


image





Berry

Aperçu par Yahoo





Master Class de bourrée avec Christian

Notre grand maître, spécialiste de la bourrée a animé cet atelier du 29 avril.
  

Christian est vraiment un artiste dans ce domaine

Il est mordu et ne compte pas ses heures lorsque, comme là à Massilly, les danseurs ont soif d’apprendre.
 

Ainsi débuté à 20 h. nous sommes resté en atelier jusqu’à 0 h.30 avec pour terminer 2 branles pour reposer les jambes.
 

Et rajoutez encore une heure de danse libre.
C’est ça, la convivialité de notre club. 

Christian sera encore présent en mai le vendredi 20 (salle Badey - fléchage depuis la salle des fête)


Quel bel atelier ce vendredi 20 mai

Animé par Christian, il a enfin connu le succès qu'il mérite même si les participants sont arrivés au compte goutte; 8 à 20 h. au démarrage, 18 vers 21 h. et plus de 24 à 21 h.30.

Démarrage tranquille avec les "Gauthiers" à deux, puis à 6  et déjà plus dur à 4

puis les difficultés iront croissantes, "Chamberra"

"les granges rouges"

"La bourrée carrée du val de Loire"

Et toutes celles que l'on a revues, "Aurore Sand",  "la bourrée des cieux", "Cassiopée", etc.. 
Fin d'atelier 23 h.30, puis danse libre jusqu'à 1 h. pour les plus mordus.


jeudi 12 mai 2016

A propos de la « Bourrée à Aurore Sand »

Quelques extraits portant sur la danse tirés du roman de George Sand

« LE MEUNIER D’ANGIBAULT » -­ 1845

La danse était plus obstinée que jamais à la ferme. Les domestiques s’étaient mis de la partie et une poussière épaisse s’élevait sous leurs pieds, circonstance qui n’a jamais empêché le paysan berrichon de danser avec ivresse, non plus que les pierres, le soleil,  la pluie ou la fatigue des moissons et des fauchailles. Aucun peuple ne danse avec plus de gravité et de passion en même temps. A les voir avancer et reculer à la bourrée, si mollement et si régulièrement que leurs quadrilles serrés ressemblent au balancier d’une horloge, on ne devinerait guère le plaisir que leur procure cet exercice monotone, et on soupçonnerait encore moins la difficulté de saisir ce rythme élémentaire que chaque pas et chaque attitude du corps doivent marquer avec une précision rigoureuse, tandis qu’une grande sobriété de mouvements et une langueur apparente doivent, pour atteindre à la perfection, en dissimuler entièrement le travail. Mais quand on a passé quelque temps à les examiner, on s’étonne de leur infatigable ténacité, on apprécie l’espèce de grâce molle et naïve qui les préserve de la lassitude, et pour peu qu’on observe les mêmes personnages dansant dis ou douze heures de suite sans courbature, on peut croire qu’ils ont été piqués de la tarentule, ou constater qu’ils aiment la danse avec fureur. De temps en temps la joie intérieure des jeunes gens se traduit par un cri particulier qu’ils exhalent sans que leur physionomie perde son imperturbable sérieux  et par moments en frappant du pied avec force, ils bondissent comme des taureaux pour retomber avec une souplesse nonchalante et reprendre leur balancement flegmatique. Le caractère berrichon est tout entier dans cette danse. Quant aux femmes,  elles  doivent invariablement glisser terre à terre en rasant le sol, ce qui exige plus de légèreté qu’on ne pense et leurs grâces sont d’une chasteté rigide.

La foule des jolies filles se pressait autour des ménétriers placés deux à deux sur leurs tréteaux à peu de distance les uns des autres, faisant assaut de bras et de poumons, se livrant à la concurrence la plus jalouse, jouant chacun dans son ton et selon son prix sans aucun souci de l’épouvantable cacophonie produite par cette réunion d’instruments braillards qui s’évertuaient tous à la fois à qui contrarierait l’air et la mesure de son voisin. Au milieu de ce chaos musical chaque quadrille restait inflexible à son poste, ne confondant jamais la musique qu’il avait payée avec celle qui hurlait à deux pas de lui, et ne frappant jamais du pied à faux pour marquer le rythme, tour de force de l’oreille et de l’habitude

Le cercle compact qui se formait autour des premières bourrées s’épaissit encore lorsque la charmante Rose ouvrit la danse avec le grand farinier. C’était le plus beau couple de la fête et celui dont le pas ferme et léger électrisait tous les autres.

Le curé assiste à la fête : le curé va souper gaiement avec quelque confrère venu pour regarder danser, tout en soupirant peut être de ne pouvoir prendre part à ce coupable plaisir.
Il l’emporta presque au milieu de la danse. Le Grand Louis et Rose rasèrent légèrement le gazon, en se tenant la main un peu plus serrée que la bourrée ne l’exigeait  absolument.

C’est à l’entrée de la nuit que les habitants du hameau s’amusent le mieux un jour de fête… les indigènes restent seuls en possession du terrain avec celui des ménétriers qui n’a pas fait une bonne journée. Toute la population du village se met en danse, même les vieilles parentes et amies.


George Sand 1804 – 1876
Elle passe son enfance parmi les villageois et campagnards de Nohant en Berry.
Son témoignage est précieux. Tout au long de sa vie, elle note, observe, décrit le milieu paysan.
Elle dansait elle même la bourrée, fréquentait les veillées et fêtes.
George Sand a été bercée par la musique tant populaire que classique. Cet art a influencé sa vie. Liszt, Chopin auraient noté des airs de bourrées lors de fêtes.
C’est une pionnière de l’ethnographie.

Précisions sur la Bourrée dite « Bourrée à Aurore Sand » (2 temps)
Cette mélodie a été recueillie par Jean-­Michel Guilcher (enquêtes en Berry 1942) auprès d’Aurore Sand (1866 – 1961), petite fille de George Sand, qui la tenait de sa nourrice.
La chorégraphie de la partie B est de Yvon Guilcher d’après une figure de contredanse anglaise.
« Les formes anciennes de la danse en Berry », Arts et Traditions Populaires, janvier-mars 1965


NB  -  Aurore Sand a présidé le groupe « Le Berry » fondé en 1936 par Pierre Panis.


Geneviève  Chuzel  -  2007

mardi 22 mars 2016

Le bal, qu’est-ce que c’est ?

Quand elle ne fait pas parler les danseurs, Isabelle nous propose de beaux textes, belle réflexion sur notre passion commune à tous.

Extrait du livret du CD le bal de Brotto-Lopez


Le bal, qu’est-ce que c’est ?
Le bal est une rencontre :
tu y rencontres un corps, le tien, et celui d’un autre, des corps jeunes, mûrs, vieux ou sans âge, qui s’allient et s’animent comme jamais nulle part ailleurs…
Le bal est la parenthèse d’un corps à corps codifié où tu apprends de l’autre et lui enseignes, où une musique se fait chair, où un rythme se fait souffle, où un plaisir fait société.
De la ville ou des champs, riche ou pauvre, officiel ou clandestin, au dehors ou au-dedans,
le bal est toujours la recherche collective d’un destin, l’invention d’une intrigue qui se noue à plusieurs, ici et maintenant. Mais pas de table rase : l’héritage y nourrit l’aventure, hier s’y accouple avec aujourd’hui pour nous faire un demain. Tout y fait ventre, ou plutôt : tout y fait jambe ; et une voix, et deux mains, un rien suffit à donner l’envie et la mesure.
Des peaux qui se frôlent, des sueurs et des senteurs qui se mêlent,
des hanches et des doigts qui s’attrapent et se serrent,
des visages qui se regardent et s’éclairent,
des corps qui s’approchent, s’éloignent,
et inscrivent dans l’air la pulsation d’un « nous » primitif et subversif :
le bal est un « oui », une œuvre commune, un attachement, un événement,
un inter-corps plutôt qu’un Internet, une humanité réelle plutôt que virtuelle.

Le bal est un désordre, le triomphe de la vie sur la mort…

mardi 23 février 2016

Super stage de Polska avec Alfonso

Tout est dit dans le titre, Alfonso et Marie Christine ont appris avec différentes méthodes douces ce pas de danses suédoise à une trentaine de danseurs et surtout danseuses, dont un grand nombre de novices. 

Avant la fin du stage tous étaient capables de danser. En fin d'atelier ils ont fait voir et appris quelques variantes à ceux qui connaissaient déjà.
Merci Alphonso et Marie Christine



La famille BLIN

Isabelle a demandé à la famille BLIN  de s'exprimer sur les ateliers et manifestations de notre club, leurs réponses :

Raphaëlle (leur petite fille): lundi 8 février - 
j'ai passé une bonne soirée, on s'est bien amusé et on a bien dansé.

Jacky : soirée réveillon - très bonne ambiance, félicitations aux organisateurs. Les mets étaient excellents. On reviendra... !!!