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jeudi 28 janvier 2021

Voeux 2021

 "La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter". Mère Teresa 



Bonjour à toutes et tous

En raisons des mesures sanitaires, j’ai assisté ce dimanche 24 janvier 2021 à l’ AG extra- ordinairement originale de la Dream Team du Trad en Clunisois  en Visio-Conférence. Confortablement installée dans mon fauteuil rose, j’ai noté que les Vœux 2021 n’avaient pas encore été rédigés, ce petit texte d’Au Revoir sera ma contribution.

Cette journée s’est composée de mille et un moments magiques. Ce fut tendre, bon et touchant.  J’ai apprécié que chacun ose un rôle dans lequel rayonner. La vie au sein de cette équipe du Trad en Clunisois a aussi été pour moi un formidable laboratoire d’expérimentations et de recherche !  Se connaître et offrir ces qualités au groupe cela participe à la beauté du monde ! C’est peut-être la plus belle leçon de vie que nous apporte cette période de vie avec Covid : prendre conscience de la lumière que chacun.e porte en soi pour éclairer le chemin !

Tresser des brins d’osier ou des relations entre les gens cela participe au même PROJET, c’est œuvrer pour une société plus proche, plus attentive, plus solidaire…  J’ai parfois été un peu directive – voire brusque ! - dans mes interventions et je tiens à m’en excuser. Je me représente les relations humaines comme des cercles concentriques, un peu comme les gouttes de pluie quand elles touchent la surface de l’onde. Désormais je sais qu’il n’est pas utile que mes cercles touchent tous les cercles car chacun touche des cercles qui en touchent d’autres…

Je m’éloigne un peu mais cela ne me coûte pas car je sais la force de ce groupe, la qualité de ses membres et je sais que la danse et la musique nous réuniront de nouveau ! Pour le meilleur.


Je termine ce billet par une image, symbole de la force de la volonté des petits groupes de personnes motivées qui finissent un jour par pousser la pierre … 

Belle suite à toutes et tous et à bientôt !

 

Isabelle




                                                                         Thème astral d'Isabelle par Josy et Dory

 

 

vendredi 22 janvier 2021

Le Retour des Grues

 Lors des ateliers Balkafolk, nous découvrons des danses des Balkans.

Mariya, qui est originaire de Bulgarie, apprécie tout particulièrement « Le Retour des Grues » une danse ROM non traditionnelle.

Mariya nous propose une traduction du chant et évoque son pays :

« Voici la traduction des paroles qui sont répétées plusieurs fois, 3 ou 4 fois.

 

Deux jeunes se sont aimés,

Le temps de leurs fiançailles était venu,

ils ont célébré leur mariage.

 

Les bulgares disent que, géographiquement, la Bulgarie ressemble à un lion. C’est donc le symbole du pays situé aux confins de la Roumanie, la Turquie, la Grèce, la Serbie et de la Macédoine. Un lion qui semble boire l’eau de la Mer Noire qui est bleue en fait. » 

Vidéo de la danse présentée par Thierry Girod, la musique est tirée de la B.O du film Le Peuple Migrateur :


 

Détail de la danse :

Danse en cercle sans se tenir les mains                    [ D : Droit / G : Gauche]

Partie 1 / départ en SIAM (sens inverse aiguille d’une montre) / à faire 3 fois de suite

Pointe Droit – D – G – D – Pointe G – G – D – G – Pointe D – Recule D – Recule G – Recule D – Pointe G (puis partir en SAM : sens aiguille d’une montre) G – D – Recule G – Pointe D

Partie 2 / en direction du centre du cercle

D – G – D – Pointe G – G – D – G – Pointe D et clap des mains à droite Pointe G et clap des mains à gaucheLève D – D – G – D – Lève G – Recule G – Recule D – Recule G – Lève D – Recule D – Recule G – Recule D – Lève G

Partie 3 / départ en SAM (sens aiguille d’une montre)

G – D – Recule G – Lève D – D – Lève G - Temps suspendu sur place, jambe haute  G – D – Recule G – Lève D – D – Lève G - Temps suspendu sur place, jambe haute – G – D – Recule G – Lève D – D – Lève G

Partie 4 / départ en SAM pour 8 pointés

Pointe D – Pointe G – Pointe D – Pointe G – Pointe D – Pointe G – Pointe D – Pointe G

Une vidéo de grues du Japon qui dansent, c’est gracieux, c’est beau :

 



 

 

mardi 5 janvier 2021

Le Branlou – Lo Branlon

                   

Le Branlou (Lo Branlon en Occitan) est une danse traditionnelle du Tarn et des départements limitrophes. Le Branlou est célèbre ! Depuis 25 ans, la nuit du Branlou rassemble les amateurs des danses Trad début Avril entre Lozère et Aveyron.

La chorégraphie requière un peu de concentration sinon cette danse génère rapidement une joyeuse pagaille... Nous avons eu la chance d’avoir une animatrice de charme en la personne de Céline de passage dans le Clunisois.

Position de départ : Cortège de couples avec les cavaliers vers le centre du cercle.

Bras croisés devant : main gauche dans main gauche partenaire - main droite dans main droite.

Avancer 16 pas en SIAM (sens inverse aiguille d'une montre) puis saut sur place.

Toujours en se tenant les mains, le cavalier amène sa cavalière devant lui et la fait tourner en SAM en levant les bras et l’envoie vers le cavalier situé derrière lui.

En SAM, tour complet bras droit – bras droit (ou position danse de couple) avec nouvelle partenaire.

En SIAM, tour complet bras gauche – bras gauche (ou position danse de couple) avec partenaire du départ.

Puis, reprise main droite – main droite avec la 2ème partenaire, pastourelle cavalière en SAM et reprise bras croisés.

La danse recommence.


 

jeudi 17 décembre 2020

Les nouvelles danses à succès (de 1932 !)

J’ai interrogé tout à l’heure un maître de danse sur le destin des pas nouveaux. Il m’a répondu par cette sibylline formule :

Danse de Noël

Entre dans le réel.

J’ai su, un peu plus tard, qu’il fallait traduire : Tous les pas qui, lancés en octobre, atteignent Noël, sont consacrés. C’est tout. Et l’on va voir que c’est très suffisant.

Une question, d’abord : Savez-vous, mesdames, combien de danses nouvelles, chaque année, l’on prétend vous imposer ? Une centaine. Mais oui. Chaque automne, assure-t-on, fait éclore, dans les salons où l’on apprend à danser, des pas qui ne s’apparentent à nul autre pas. Ce sont, d’abord, de fragiles petites compositions. Mais elles cachent, sous une apparence débile, une vigueur insoupçonnée. Pourvu qu’on les perde un instant de vue, on les retrouve définitivement installées sur le parquet des dancings. Les unes ont poussé droit. D’autres sont devenues infirmes, épileptiques. Parce que, peut-être, elles ont grandi trop vite. Mais, déjà, il est trop tard pour les faire rentrer dans leur boîte à pantins. Elles ont forcé la porte des salons très chics. Des vôtres, mesdames.

Désormais, bon gré, mal gré, vous danserez la danse nouvelle. Elle n’aura cure de briser abominablement votre ligne si jolie, de vous déhancher, de vous secouer furieusement et de vous projeter, après trois petits pas, par-dessus vingt siècles de civilisation.

Il existe de trop rares endroits où l’on examine les danses nouvellement venues. On les reçoit, on les interroge. Et sans indulgence. Entrées cent, elles ne sortiront que trois ou quatre. Les autres auront été impitoyablement étouffées :

« Mais voyez cette injustice ! m’a expliqué M. de Summera. Souvent, celles que les professeurs ont choisies ne font, dans le monde, qu’une courte carrière. Par contre, une de celles que nous croyions avoir définitivement terrassées, surgit soudain d’une trappe, renverse tout et bouleverse – c’est bien ainsi qu’il faut dire – le monde où l’on danse. »

Combien il a raison ! Voici, pour nous en convaincre, une petite revue chorégraphique de l’actuelle saison.

Quatre « départs » en octobre : la Ranchera, la Rumba, la valse Andador… et puis la Béguine…      Seule cette Béguine a triomphé, que l’on avait proscrite. Car les autres n’ont atteint que trop difficilement la fin d’année pour qu’on leur puisse faire confiance.

Ainsi la Ranchera dont le rythme est celui de la mazurka. Son pas est bref et vif. Son « pas latéral » et son « croisé »  la rendent très originale. Et aussi sa « balance », son « carré », son « serpentin » et sa « pointe ». Et n’oubliez pas : « quarante-huit mesures à la minute ». De la beauté et du rêve ! Du spleen… Enfin, elle se meurt tout doucement.

La Rumba, venue aussi de l’Amérique du Sud, est quelque chose de plus compliqué. Au vrai, c’est une sorte de paso-doble sur une musique qui ressemble à s’y tromper à celle de la Béguine. C’est-à-dire un paso-doble avec ses vingt figures, mais à cadence accélérée. Pas autant que la Béguine. Alors, elle aussi, elle se meurt déjà.

La valse Andador est une valse « qui marche ». Son principe : un pas tous les trois temps et assemblé à la quatrième mesure. Cadence : valse espagnole accélérée. Musique : celle de toutes les valses. Elle ne va pas non plus très bien, la valse Andador !

Et voici, enfin, la Béguine. Dans les cabarets, l’on vous dira : -  Monsieur, mettez vos deux mains à plat un petit peu au-dessous de la taille de Madame. Madame, empoignez solidement les biceps de Monsieur. Et maintenant tournez sur place. A tous petits pas. Et vite, très vite… Rythme : Charleston. Ce sont les « hanches » qui bougent. C’est tout. Et le pied ne doit toucher terre que par le pouce… Cadence : 208 à la noire. Cinquante-deux tours à la minute.

Mais dans les salons, on ne l’admet encore « qu’expurgée »… On en a fait un fox-trot compliqué… Elle gagne pourtant, chaque jour, un peu de terrain. Et c’est, en tête des trois autres, que, à Noël… elle est rentrée dans le « réel »…

                Georges Arqué

                Article est paru dans Le Miroir du Monde – hebdomadaire illustré – N° 96 du 2 janvier 1932