mercredi 20 septembre 2017

Après les festivals d'été



Le premier festival folk a eu lieu en 1970 à Lambesc près d’Aix en Provence.
Il a accueilli 800 personnes dont le chanteur Alan Stivell.

Aujourd’hui ce sont des centaines de festivals de musique traditionnelle ou d’inspiration traditionnelle qui ont lieu chaque année dans toute la France.
Participer plusieurs jours à un festival, c’est voyager paisiblement, parfois hors du temps, dans un monde musical et amical.
Trad en Fête (71) ; Le Son Continu (36) ; Le Grand Bal de l’Europe (03) ; Comboros (63) ; Festiv’Allier (03) ; Luzy (58) ; Anost ( 71) ; La Chavanée (03) ; Viellux … sont quelques rendez-vous incontournables pour les danseurs infatigables et passionnés de Trad.







Des danseuses et danseurs du groupe Trad en Clunisois ont participé à des festivals au cours de l’été 2017.
Retours en mots et en émotions qui vous donneront peut être l’envie de cirer vos souliers pour les prochaines éditions !
Voici Marie-Hélène qui découvre les festivals folk pour la première fois :

«  -Et toi tu es partie où pendant tes vacances ?

- Dans deux petits villages à coté de Moulin.
- Ah ????
- Et à côté d'Autun aussi.
- Aaah ???
- Mais tu as eu du soleil au moins ?
- Ben pas vraiment non.
- Aaaaah ? Mais tu es partie marcher ?
- Non non danser….
- Danser ???????

Et là comment expliquer mon premier été folk ?


 - Comment expliquer les quatre premiers jours de pluie à Gennetines  et le duvet tout humide? Ah ben oui je suis partie avec ma tente ! Mais je suis partie avec des copines aussi et ça ça n'a pas de prix.

- Comment expliquer les ateliers de bourrées avec Gilles, Bernard,
et les autres…. (oui, j'ai oublié leur nom la prochaine fois, je note!) et le plaisir de travailler ce foutu pas de bourrées encore et encore ? …..

- Comment expliquer les ateliers de guidage et d'écoute en danse ? C'est drôle, c'est pas du tout ce que j'avais prévu de faire et finalement quel bonheur, quelle richesse.

- Comment expliquer que je me suis fait envoûtée par Monsieur Fruit sous un chapiteau bondé ? Je crois même qu'à certains moments mes pieds ne touchaient plus terre. Le sort dure toujours….

- Comment expliquer qu'un soir ivre de fatigue, j'ai cru que je ne n'allais pas pouvoir regagner ma tente et m'endormir là sur l'herbe… (mouillée, bien sûr!!).

- Comment expliquer que se retrouver sans cavalier pour la scottich impaire que Cécile et Gérard  jouent là, juste devant vous, ça fait mal au bide ?

- Comment expliquer l'ambiance des ateliers de danse Italienne, Québecoise, Suisse, de valses, et autres contre-danse anglaises. ?
- Comment expliquer l'émotion ressentie en dansant la Milonga, la bonne humeur de la Rueda, la contagion du lindy-up ?
- Comment expliquer les repas partagés, les fous rires, les discussions, les rencontres ? Ah les rencontres …..
- Comment expliquer la musique tout le temps et partout ? Comment expliquer que la vielle à Anost  ça couine  mais que, quand même, c'est chouette ?
- Comment expliquer qu'à la fin de ce bel été de danse, je me sois mise à l'accordéon ?


Moi je n'ai pas les mots.
Pour tous ceux qui courent les festivals  je ne me fais pas trop de soucis,  vous devriez comprendre, pour les autres je ne vois qu'une solution ……

Une chose est sûre, l'année prochaine, j'y retourne ! Ben oui, faut encore que je travaille mon pas de bourrée……et tant pis s’il pleut ! »

1 commentaire:

  1. Très drôle ce texte ! Il est certain qu'il va faire de nombreux émules ! Vive le prosélytisme quand c'est pour donner envie de partir en festivals Trad !

    RépondreSupprimer